L’exposition collective

Galerie Noir et Blanc

La Galerie Noir et Blanc, installée à Bastia depuis 2018, organise deux fois par mois  des expositions rassemblant des artistes insulaires … et d’ailleurs. Une galerie d’art Corse originale… Dans le cadre d’un partenariat avec Cine Donne, la Galerie Noir et Blanc organise une exposition collective d’artistes féminines insulaires.

Mercredi 6 avril dès 18h venez découvrir à la galerie Noir et Blanc de Bastia le travail de Jeannine Battesti, Simone Agnello, Ariane Jurquet,  ERKA et une installation de Marie-Jeanne Tomasi.

 

Simone Agnello Tafani

Simone Agnello Tafani, a enseigné avec enthousiasme les arts plastiques au lycée, collège, maisons de la culture pour jeunes et adultes. Cette artiste née en 1954 à Muratello de Porto-Vecchio a toujours utilisé l’art comme un langage universel.
Elle a mené des projets fédérateurs dans tous les lieux d’éducation qu’elle a investis, tentant de transmettre sa passion pour l’art et pour la vie .
Après avoir vécu, travaillé et exposé dans l’ouest parisien et à l’étranger (Norvège, Vietnam…), elle vit depuis 2018 à Renajolo de Muratello où elle a son atelier.

Jeannine Battesti

« J’ai pendant longtemps regardé, apprécié, aimé, ressenti.
Depuis un dizaine d’année j’évolue seule dans ma peinture, entre réel et imaginaire, beaucoup plus dans l’intuition que dans l’affirmation. »

Jeannine Battesti

Ariane Jurquet

Dans ses briques-collages, Ariane Jurquet Interroge les notions de pastiche, de faux et de surréalisme. A côté des créations traditionnelles de découpage/collage sur papier, elle réalise des œuvres mixtes mêlant collage et broderie, dans lesquelles elle invente un univers poétique et humoristique.

ERKA

« Mon travail se trouve aux frontières de l’irrationnel. Je peins ce que je peux reconnaître comme une « nouvelle forme du monde « .
Ma peinture surgit sans raisons. Elle est un acte que rien ne justifie, parfois comme une émotion fugace, rapide, « le regard qui voit vite « , comme s’il y avait une menace. Quelque chose existe derrière l’image proposée. La mort n’est jamais loin. Le thème me tient à cœur. Il me faut interroger la peinture comme accroche anthropologique.
Lorsque je travaille sur des oeuvres abstraites, j’essaie de témoigner des hasards de l’atelier qu’il faut assimiler et organiser. Il faut nourrir la toile pour que le temps fasse son œuvre.
Et si l’œuvre faisait le style ? Et si la peinture faisait l’artiste ? Figuratif ou abstrait, mon œuvre se situe dans un univers entre deux .  La  peinture comme organe supplémentaire dans lequel s’inscrit l’histoire contemporaine. J’aborde la peinture sans jamais savoir ce qui va se passer et ma peinture devient un monde miroir et dans ce miroir, il me faut une conscience infinie pour me servir de mon intuition au service de mon travail. Procurer un choc émotionnel fort et instantané. Tout prend racine dans les racines de ma vie et de mon destin.
C’est un art pulsionnel dont il faut que je puise les souffrances pour une évolution intérieure. Malraux disait:  » Interroger le monde pour en atteindre un autre « . Me concernant, c’est bien de cela qu’il s’agit. J’ai une curiosité panique de l’indicible d’où il faut extraire les rythmes, les énergies, les visions: peindre avec une perception directe de mes états intérieurs.
Je donne tout à la peinture parce qu’elle me donne un autre monde. »

ERKA

Marie Jeanne-Tomasi

COL TEMPO 

Delphine Seyrig extatique dans la contemplation d’un bassin qui se joue de l’eau tel un sablier.

Une statue qui vacille dans une eau luminescente,  une mer agitée qui se brise contre une roche abyssale qui la remplit et la vide à son rythme.